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#2 – La pression de l’entrepreneuriat

Transcription écrite du 2e épisode du podcast

Episode 2 : To be or not to be entrepreneure ?

Introduction 

Bienvenue dans le 2e épisode de Bakhta Work, le podcast. Ici on parle vie professionnelle, entrepreneuriat au féminin, mampreneuriat et vous y trouverez également des interviews avec des femmes d’ambition.

Je m’appelle Stacy et je suis fondatrice de Bakhta Work. J’aide les porteurs de projet et entrepreneurs dans des problématiques variées telles que la définition de leur projet, l’élaboration de leur stratégie marketing ou encore la mise en place d’un service client de qualité.

Dans l’épisode d’aujourd’hui, je parle de ce que j’appelle la dictature de l’entrepreneuriat, cette mode qui consiste à promouvoir l’entrepreneuriat à outrance et à shamer ceux qui choisissent une autre voie que d’entreprendre.

To be or not to be entrepreneure ?

Bonjour tout le monde, merci de me retrouver pour ce 2e épisode. J’espère que la rentrée s’est bien passé pour vous, une rentrée je l’imagine particulière pour les étudiants ou salariés avec de nouvelles méthodes de travail, de nouvelles habitudes à prendre.

Aujourd’hui, je voulais vraiment vous parler de cette promotion constante voire propagande pour inciter le monde entier à devenir entrepreneur. Alors, tu dois te demander « Mais pourtant tu travailles avec des personnes qui veulent entreprendre », c’est vrai et justement, c’est parce que j’accompagne de futurs entrepreneurs ou des entrepreneurs déjà lancé que cette dictature de l’entrepreneuriat m’énerve.

J’en ai déjà parlé brièvement dans un post et en story mais j’avoue ne pas comprendre pourquoi quand on pousse les gens à entreprendre souvent il y a une dévalorisation du salarié.

Salarié qu’on juge automatiquement comme un mouton avec son 9-17h, un simple exécutant qui ne veut pas prendre en main le contrôle de sa vie en opposition face à l’entrepreneur, libre de toute contrainte, qui ne rend pas de compte. Qui choisit ses horaires, ses jours de travail bref c’est la liberté absolue, c’est le rêve américain quoi.

Maintenant parlons factuel, c’est loin et je dis bien très loin d’être une vérité générale pour de nombreux entrepreneurs. 

Déjà, la notion de liberté qu’on attribue automatiquement à l’entrepreneuriat c’est quelque chose qui s’apprend. Tu n’acquiers pas cette liberté dès que tu te vois attribuer ton statut d’auto-entrepreneur ou de CEO.

Parfois ça peut mettre des années à se mettre en place et pour différentes raisons : au début, quand tu quittes ton job salarié tu dois mettre en place de nouvelles méthodes de travail. Si tu a des jours où tu es moins productive, que tu as la flemme c’est toi qui en pâtit directement et tu peux voir une diminution de ton chiffre d’affaire voire pas de chiffre d’affaire du tout. 

Il est aussi fréquent de voir des entrepreneurs travailler jour et nuit sur leur projet, sans aucune coupure alors que le salarié a ses week-ends ou congés payés pour souffler. C’est là qu’il faut bien distinguer que la notion de liberté ce n’est pas lié à un statut mais clairement a un état d’esprit.

Vous pouvez me croire, il y a des salariés bien plus épanouis et libre dans leur vie que certains entrepreneurs.

Comme je disais plus tôt, acquérir sa liberté en tant qu’entrepreneur ça s’apprend : c’est apprendre à refuser des projets parce que le projet d’un client ne vous plaît pas, apprendre à rester ferme sur ses tarifs pour en vivre et ne pas se brader, apprendre à déléguer, à savoir souffler et mettre en place des actions qui permettent de se dégager du temps sans que ça nuise à la productivité.

Si on prend les circonstances exceptionnelles avec le covid cette année, on peut imaginer l’incertitude ressenti par les entrepreneurs qui ont subi pour beaucoup une perte de leurs revenus contrairement aux salariés qui ont pu bénéficier du chômage partiel. Il y a eu des aides de l’Etat mais qui reste moindre par rapport aux salariés.

En ce qui concerne cette fameuse indépendance de l’entrepreneur face au salarié là encore, dans les faits l’entrepreneur doit rendre des comptes à ses clients. Et c’est, je dirais encore plus de pression pcq un salarié qui n’a pas rempli ses objectifs, il va se faire remonter les bretelles par son manager mais l’entrepreneur qui voit son client non satisfait, les conséquences sont importantes. C’est un client qui peut nuire à la réputation de notre entreprise, un client qui ne nous recommandera pas, des clients potentiels qui seront dubitatifs au fait de travailler avec nous.

En fait, ça me paraît important de parler de tout cela aujourd’hui pcq de plus en plus de personnes disent « Je veux me lancer » d’accord c’est très bien mais il s’agit de savoir pourquoi tu veux te lancer ?

Est-ce que c’est pour dire aux gens que tu entreprends ou bien tu as une réelle motivation de lancer ton projet. Tu sens que tu peux t’investir à 100% même si tu vas clairement faire face à des échecs mais tu sens que c’est là où tu dois aller.

Pose-toi la question : qu’est-ce que la vie de salariée ne peut m’apporter et en quoi l’entrepreneuriat est la réponse ? Qu’est-ce que tu attends de l’entrepreneurial ?

Comment tu vois la vie d’entrepreneur ? Est-ce que tu peux travailler efficacement sans que quelqu’un soit derrière toi ? Quelle est ta réaction face à l’échec ? Est-ce que tu peux accepter des mauvais retours clients et quel comportement tu dois adopter pour t’améliorer ?

Pour moi il faut se poser ces questions avant même de commencer à travailler sur son projet. 

En ce qui me concerne, j’ai décidé de quitter le salariat pour plusieurs raisons : la 1ère c’était de pouvoir être plus présente pour élever mon acolyte ensuite, j’étais très investie au sein de mon poste précédent. J’agissais comme si j’avais des parts dans l’entreprise alors que j’étais simple salariée et je me suis dit, Stacy réveille-toi, tu ne peux pas t’investir autant pour quelque chose qui ne t’appartient pas. J’ai une facilité à travailler en toute autonomie également et surtout ma créativité n’est pas bridée. Sachant que même en tant que salariée, j’ai toujours eu des projets indépendants à côté et j’avais besoin d’explorer mes capacités au maximum, je verrais bien où ça me mènera.

Voilà quelques pistes pour avoir au moins un début de réponse sur cette fameuse question : Dois-je me lancer ?

Conclusion

Merci d’avoir écouté ce 2e épisode de Bakhta Work, le podcast. J’espère qu’il t’aura été profitable.

N’hésite pas à me suivre sur Instagram, j’y suis très active en story. Le lien sera en bio ainsi que le lien de mon site web.

Si tu souhaites me proposer un sujet que tu aimerais voir traité ou que tu aimerais travailler avec moi, tu peux me contacter sur Insta ou à l’adresse : contact@bakhtawork.com

Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode ! 

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