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Travailler avec son voile : Le parcours de Sekaïna Moutamanni

Voile et emploi – Le parcours de Sekaïna

Travailler avec son voile est aujourd’hui compliqué en France cependant ce n’est pas impossible. Nous avons tendance à penser que seul les métiers de vente, du ménage ou de télé-prospection nous sommes destinés concernant le salariat. Créer son emploi n’est pas la seule solution si vous souhaitez travailler avec votre voile et chez Bakhta Work on vous prouve que c’est possible.

Découvrez le parcours de Sekaïna Moutamanni, étudiante en master de management international.  Profil Linkedin 

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1- Pourriez-vous vous présenter puis nous présenter votre parcours scolaire ainsi que votre parcours professionnel ?

Je m’appelle Sekaïna, j’ai 22 ans, je vis en région parisienne et je suis étudiante. Après obtention d’un bac ES option anglais avec mention bien, je me suis tournée vers des études commerciales (souhait que j’avais depuis longtemps). J’ai commencé par un DUT en techniques de commercialisation à l’IUT de Sceaux. Après quoi il me manquait une dimension internationale, j’ai donc intégré l’université Paris Sorbonne en licence  langues étrangères appliquées au commerce international. Enfin, j’ai intégré l’université de Creteil pour un Master 1 en management international trilingue. Je suis actuellement en Master 2, cette fois spécialisé en marchés anglophones. Au niveau professionnel j’ai fait de la vente à plusieurs reprises (stage de première année et job d’été). J’ai ensuite été assistante commerciale pour une holding et plus récemment je viens de finir mon stage au poste de chargée de développement international pour une marque de prêt à porter.

2- Quelle est votre activité professionnelle ?

Je suis en dernière année d’études.

3- Comment s’organise votre journée-type ?

N’ayant pas encore repris les cours, je vais prendre l’exemple de ma journée type quand j’étais en stage. De 9h à 17h, je vais au bureau. Après quoi je travaille mon mémoire de stage, me détends à la maison, recherche un job étudiant…etc. N’ayant pas de famille à charge, je gère assez facilement mes journées.

4- Pourquoi avoir choisi la voie du management international ?

J’ai choisi cette voie car elle me correspond. Je sais que je peux travailler (in sha Allah) dans divers secteurs et je peux rêver de plusieurs postes à occuper dans ma vie professionnelle. Quelle fierté de savoir que l’on a la chance de pouvoir faire ce que l’on veut de notre vie grâce aux études, de se dire que l’on peut viser plus, de tenter de se créer un avenir sans difficultés financières ! Bien sûr l’aspect familial est important et les priorités changent avec le temps mais il est très important d’être quelqu’un à part entière.

5- Est-ce que le voile a été/est un frein pour trouver des stages ou un emploi ?

Oui. Je pense que beaucoup d’entreprises ont du mal et partent avec beaucoup de préjugés. Cependant, d’autres n’avaient aucun problème avec et jugeaient mes compétences plutôt que mon apparence.

6- Comment dépasser ce frein ?

Il faut être patient, rester positif et se dire que plaire à Dieu est mieux que le reste. Après, il faut montrer que l’on a des capacités, mettre en avant ses compétences  et le CV fera le reste. D’où l’importance des études … Être confiant en soi est la clef car on arrive à le transmettre aux employeurs. S’ils voient que nous sommes à l’aise avec notre voile et que ça ne freine en rien notre envie d’être efficace au travail, ils ne feront plus attention au voile.

7- Que souhaitez-vous faire dans l’idéal après votre master ?

J’aimerais travailler en tant que chargée de développement international, ou en cabinet de consulting pendant quelques années. Apres quoi j’aimerais, in sha Allah, créer mon entreprise.

8- Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées dans le secteur du management international ? Comment les avez-vous surmontées ? ( Les difficultés techniques etc.)

Aucune. J’aime complètement les cours que je suis, les métiers qui en découlent, la pratique des langues… Tout me plaît dans mes études et dans ce secteur hamdoulillah.  Concernant mon développement personnel, donc le fait de trouver un équilibre entre pratique de la religion et études/emploi, pour le moment Dieu merci je n’ai rien eu de bien méchant. Je sais que lors de ma dernière  recherche de stage j’ai eu quelques refus à cause du voile mais à part ça je suis bien intégrée dans ma fac et j’ai trouvé mon stage au sein d’une entreprise musulmane et tout s’est très bien passé. Cela a d’ailleurs contribué à mon développement personnel dans la mesure où j’ai pu être parfaitement à l’aise dans mon travail puisque entourée de personnes me comprenant.

9 – Quelle est la mission que vous avez préférée au cours d’un de vos stages ? Et la mission que vous avez le moins apprécié ?

J’ai beaucoup aimé l’aspect développement international dans sa globalité : mise en place de la stratégie du marketing international, recherche de partenariat avec youtubeuses, marketplaces, et magazines en ligne…

La traduction du site a été un peu ennuyeuse car répétitive.

10- Quels sont vos modèles/inspirations ?

Je n’ai pas de modèles particuliers. J’essaye de suivre ce que ma tête me dicte. Cependant, quand je vois les musulmans, et surtout les femmes réussir dans des domaines importants (médecine, droit, commerce, marketing, consulting…) tout en mettant en priorité la religion, ça me rend fière et ça donne envie de suivre cette voie. Montrer qu’on est capable de réussir tout en gardant nos valeurs est une grande source d’inspiration à mes yeux.

11- Quels conseils donneriez-vous à nos sœurs ambitieuses mais qui ont peur de franchir le cap ?

Il faut avant tout faire ce que vous aimez. Si vous pouvez le faire en suivant la religion et en étant à l’aise avec vous-même donnez vous en les moyens ! Travailler dur paye toujours. Je pense qu’il est important d’avoir son indépendance, une estime de soi et de croire en ses compétences, pouvoir se dire : “même toute seule, je pourrais m’en sortir !”. On n’est pas à l’abri de coups durs et pour moi il est important de se dire que l’on n dépendra pas des autres. Je pense aussi que rendre fier son entourage est gratifiant et les études y contribuent grandement ! Ne rien lâcher et se dire que la réussite rendra aussi et surtout fière de soi est pour moi un élément moteur pour franchir le cap.

Si vous souhaitez connaître le programme du cursus de Sekaïna, cliquez-ici .

Vous souhaitez être interviewée ? N’hésitez pas à me contacter par mail : contact@bakhtawork.com

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